Dossier : « Elsa »

« L’index montre, l’indexation guide... ou la Série D »

Collectif AFL

Pourquoi utiliser le mot indexation dans les entraînements d’eiSa ? Parce que c’est sans doute le plus juste, qu’il couvre le domaine imprimé comme le domaine numérique et surtout que le comportement d’indexeur ou d’utilisateur de l’indexation renforce les compétences d’un lecteur.

Indexer un document, une page web, un texte, c’est indiquer comment on pourra le retrouver, le repérer, c’est prévoir comment lui donner accès, c’est le signal-er. D’emblée on est dans une dynamique de recherche-résultat. Il s’agit donc de décrire, caractériser le contenu de l’information, de manière formelle (titre, auteur, genre, par exemple) et sémantique (sujets, domaines, résumé, mots-clés). La fonction d’un index est à ce point utile qu’un index est tout aussi bien une liste de mots (index en fin d’un livre documentaire, index informatique) qu’un objet de repérage matériel (aiguille sur un cadran).

Dans elSa, deux séries confrontent le lecteur à cet exercice d’indexation. Dans la série F, on place le lecteur côté description en l’obligeant à des va-et-vient entre texte et descripteurs possibles. On lui demande de sélectionner pour chaque texte proposé un titre, un résumé, des mots-clés généraux et des mots-clés spécifiques qui, sans y correspondre, rappellent le système de classification, d’emboîtement des langages documentaires et croisent les compétences linguistiques d’un lecteur. L’entrelacement des deux permet d’affiner la connaissance de l’un et de l’autre : les caractéristiques linguistiques et thématiques d’un conte ne sont pas celles d’un texte informatif même si dans les deux cas la 3ème personne du singulier, l’évocation de personnages et un temps du passé sont possibles. Il faut donc affiner encore par d’autres termes à combiner car l’indexation cherche à éviter l’ambiguïté. Il faut remarquer que si la multiplication des exercices d’entraînement aide à conforter les catégories de texte, les éléments de l’indexation sont récurrents et cohérents. La deuxième phase de l’exercice vise à solidifier des perceptions peut-être intuitives par la mise en évidence des indices présents dans le texte.

Dans la série D, on place le lecteur dans la double démarche de description et de recherche efficace. Mais cette fois on applique la démarche d’indexation à chaque partie du texte afin d’en abstraire la structure, d’en construire la mémoire et donc, de faciliter une recherche. Le lecteur sélectionne un titre de partie, un mot-clé et un résumé qui sont censés fonctionner comme autant d’étiquettes qui vont l’orienter, le guider, lui donner des pistes de repérage de la réponse aux questions posées dans la 2ème phase de l’exercice.

Dans les deux séries, pour élaborer une représentation du contenu de chaque texte, le lecteur doit développer des compétences d’analyse et de synthèse, apprendre à être précis, rigoureux et concis, s’appuyer sur des catégories existantes, le tout contribuant à le rendre plus efficace dans les lectures à venir.

« L’index montre, l’indexation guide... ou la Série D »