Dossier La lecture, l’affaire de tous ?!
« Introduction au dossier La lecture... l’affaire de tous !? »
AFL
Le 14ème congrès de l’AFL aura lieu les 20 et 21 octobre prochains à Mouans-Sartoux avec pour sujet la lecture l’affaire de tous, titre ponctué d’un point d’exclamation et d’un point d’interrogation. C’est sans doute dans ce ! et dans ce ? que se trouve annoncée cette réflexion pour aujourd’hui : l’un témoignant du bilan à tirer de ces 30 dernières années, l’autre de la nécessité collective du recours à la raison graphique comme outil de pensée pour demain. Si nous réunissons dans le présent dossier des textes qui ont accompagné l’action et la réflexion de l’AFL, ce n’est pas pour réaffirmer des principes immuables mais au contraire, confrontés au monde actuel, pour analyser les causes de leur impuissance et poser des hypothèses d’action pour les prochaines années ; en clair mieux comprendre de quoi on part aujourd’hui afin d’entrer plus aisément cet automne dans le vif du sujet.
Dans le premier éditorial des Actes de Lecture paru en février 1983, Jean-Pierre Bénichou indiquait que la cible de la revue naissante était le grand public dans le droit fil des thèmes que nous défendions dans « Lire, c’est vraiment simple... quand c’est l’affaire de tous ». Et dans les dernières pages de ce premier numéro, Rolande Millot parlait déjà de lecturisation et de déscolarisation de la lecture : il ne s’agit rien moins que d’attenter au sacro-saint principe de la spécialisation des tâches, de redistribuer les responsabilités, de redéfinir en les liant étroitement l’action éducative de l’école, de la famille et du corps social.
Du second numéro, nous reproduisions l’essentiel de la conférence prononcée par Claude Langevin (de la faculté des sciences de l’éducation à l’université de Laval) en janvier 1983 à l’occasion du premier congrès provincial bilingue sur la lecture au Québec.
