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« Marcel la mauviette », Anthony Browne
Lu par Robert CARON
Marcel la mauviette, Anthony Browne, L’École des Loisirs, 1991, 36 p., 5€
Bien sûr, on ne présente plus Anthony Browne et encore moins Marcel. Le résumé de l’épisode « Marcel la mauviette » est le suivant : « Marcel ne ferait pas de mal à une mouche. Marcel dit tout le temps « Pardon ! » même quand ce n’est pas de sa faute. Marcel se fait embêter dans la rue par le gang des gorilles de banlieue. Bref : Marcel est une mauviette. »
L’auteur a fait des recherches à propos de la boxe et il y a tout ce qu’il faut pour fabriquer un boxeur : courses, alimentation, musculation, combats... Bref, Marcel se retrouve prêt à affronter le gang avec une musculature impressionnante.
Si je me permets une découverte – qui est sans doute une évidence – c’est celle qui consiste à regarder l’engagement dans ce sport comme la réponse à la pression d’un environnement social. On ne devient pas boxeur par goût personnel mais parce qu’il y a pression sociale, pression économique, nécessité à se protéger ou à protéger. Marcel ne se serait pas engagé dans cette voie s’il n’y avait pas eu ce qualificatif de « mauviette ». Et la preuve qu’il continue à rester lui-même, c’est qu’il ne peut s’empêcher de demander « pardon » même après une collision avec un poteau.