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« Angélique boxe », Richard Couaillet
Lu par Monique MORET
Angélique boxe, Écrit Richard COUAILLET, Éditions Actes Sud Junior, 109 p., 13,50€
C’est une fille « de la banlieue » du Nord, une gamine d’une douzaine d’années au début du roman, une gamine qui a du mal à vivre sa vie d’adolescente au milieu d’une mère malade, de deux frères aînés qui l’aiment, mais qui sont deux frères, d’un père souvent absent de sa vie et de ses compagnons du collège avec qui elle échange peu de paroles mais avec qui elle échange souvent des coups. Les relations de sa mère avec le collège ? C’est via le principal, Monsieur Duçon (ça ne s’invente pas !). La cause ? Les bagarres engendrées par Angélique ; dans la cour de récréation où seuls les garçons ont le droit de se battre. La maman est compatissante mais ne peut pas grand-chose. Monsieur Duçon ? Boof... Alors Angélique se prend en main et s’engage dans un sport : la boxe. Angélique boxe. Ou plutôt, elle tape, elle frappe, elle cogne. Sur le sac d’entraînement, sur « le sac qui encaisse sans rien dire », mais parfois sur une bande de garçons. Elle a un moment le dessus, sur « le gros » qui ne pensera qu’à se venger. Et il se vengera plusieurs années après « le gros ». Cette rencontre la mettra au tapis et dans le coma pendant quelques jours. Entrer au lycée ? Pour quoi faire ? Sa mère n’est plus là, son père va la suivre. Angélique veut se trouver une nouvelle vie. C’est un beau roman. Un roman triste mais finalement plein d’espoir : cette jeune fille mène sa vie, elle a choisi son destin.