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« Des athlètes dans leur tête... Rappel du projet »
AFL
Des athlètes dans leur tête ... est le titre de la recherche action proposée par l’AFL au département de la Seine Saint-Denis suite à un Colloque organisé le 18 octobre 2017 par la Délégation interministérielle à la langue française pour la cohésion sociale.
Ce projet s’inscrit dans la préparation des futurs Jeux Olympiques. Il s’est élaboré après des rencontres avec des personnalités du département.
Deux conseillers de madame la Préfète déléguée à l’égalité des chances ont ainsi exprimé leur intérêt d’associer entraînement sportif et entraînement en lecture notamment dans la période qu’ouvre la préparation des prochains J.O. L’AFL a également pris contact avec madame la Vice-présidente à la culture du Conseil départemental et avec monsieur le Président de Plaine Commune. De ces échanges est ressorti le souhait explicite d’aider les différents acteurs de terrain à réunir davantage leur réflexion et leurs actions afin de répondre aux besoins de perfectionnement et d’entraînement d’une population dont l’hétérogénéité doit devenir gage de promotion collective. Ces trois entités territoriales (Préfecture, Conseil départemental et Communauté de communes) ont tenu à insister sur leur complémentarité et sur le rôle que devrait tenir l’AFL dans la coordination globale des Recherches-Actions et le développement d’outils d’évaluation de leur impact afin de faire bénéficier le langage écrit d’une expérience sociale, notamment quand elle porte déjà sur des passions partagées (sportives, culturelles, scientifiques, politiques...).
Les principaux objectifs et étapes du projet (2018-2024) à la date d’octobre 2017
1) Réunir rapidement les responsables politiques des 3 entités départementales pour établir leurs objectifs communs et fixer les cadres de leur réalisation.
2) Définir dans la foulée avec les diverses institutions dont elles s’occupent les terrains expérimentaux (médiathèques, maisons de quartier, centres sociaux, clubs sportifs et lieux culturels, accompagnements à la scolarité, etc.) où pourra s’effectuer, dès le début mai 2018, la première mise en œuvre du point suivant.
3) Entraîner entre 150 et 200 jeunes (et leurs référents adultes) sur une lecture experte avec la plateforme Elsa afin de constituer et d’activer des réseaux de « tuteurs », point de départ des bases d’une éducation mutuelle.
4) À ce stade (fin de l’année 2018), il deviendra évident que chaque nouvelle étape ne supprime pas les opérations des étapes précédentes mais introduit un effet de cumul intégrant les actions séparées en éléments constitutifs d’une politique globale d’éducation populaire. Par exemple, dès 2019, c’est parmi ceux qui auront utilisé la plateforme en 2018 que se recruteront des tuteurs qui accompagneront dans les divers terrains éducatifs les nouveaux utilisateurs du logiciel, lesquels deviendront à leur tour tuteurs de nouveaux utilisateurs...
5) De ce fait, en 2019, travailler avec les ‘entraîneurs’ des autres domaines (sports, théâtre, musique, art graphique, etc.) sur ce qui approfondit le goût de l’effort volontaire et l’exigence du retour réflexif fondant toute éducation communautaire. Donc, dans tous les domaines de la vie quotidienne, travailler à abolir la distance artificielle entre démarche intellectuelle et démarche concrète.
6) Redonner au langage écrit – autant en réception qu’en production – son rôle spécifique au sein de tout entraînement qu’exigent les entreprises (culturelles, sportives, de loisirs, citoyennes, productives, etc.) qui alimentent la vie d’une démocratie. Donc recourir aux écrits (presse, documentaires, journal personnel, littérature, etc.) non comme un moment séparé mais intégré fonctionnellement à tout usage expert collectif.
7) Impliquer, dès 2021, à propos de la préparation des J.O., une population « lectrice » non seulement dans la recherche d’informations mais aussi (et surtout ?) dans l’analyse des événements et lui donner ainsi la possibilité d’y intervenir de manière citoyenne. Il va de soi qu’à cette date les 200 premiers entraînés de 2018 avec la plateforme Elsa auront « fait école » avec les autres clubs, associations, ateliers, etc. et qu’on commencera à décrire la Seine-Saint-Denis comme un département expérimental de ce que peut être une Société éducatrice.
8) Recourir à des médias nationaux et internationaux (journaux, TV, radio, théâtre, cinéma, etc.) pour alimenter une production locale hétérogène (aussi bien en âge, en responsabilité, en enthousiasme qu’en culture) afin qu’un grand nombre d’adolescents s’impliquent, le temps des Jeux Olympiques de 2024, dans des réseaux locaux d’animation de grande ampleur. Il sera alors jubilatoire de découvrir que le département de Seine-Saint-Denis renvoie à la centaine de nationalités dont sont issus ses habitants le témoignage de la richesse que leur diversité constitue pour le monde !
9) Susciter, dès le début, l’implication du plus grand nombre d’acteurs de terrain dans la production d’outils d’évaluation des rapports nouveaux à l’écrit ainsi que de l’enseignement mutuel afin de mieux comprendre de quels acteurs une Société éducatrice a besoin...
10) Enfin, inciter chaque individu à noter (par écrit !) tout ce que lui suggère l’expérience collective dans laquelle il s’engage afin qu’un des critères de sa réussite s’observe dans l’inventivité des débats grâce auxquels l’aventure initiale aura évoluée. En clair, avoir appris ensemble à partager la maîtrise des outils d’une conscience démocratique exigeante.