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« Revue de presse et de revues... »
Collectif AFL
À NOUS L’HISTOIRE !
Le numéro 135 du 1 hebdo se pose la question : Qui écrit l’histoire ? À l’AFL, nous pourrions répondre que ce ne sont pas les lions, ce qui permet la glorification du chasseur... Éric Fottorino problématise ainsi : L’histoire est imprévisible. Nous en avons la preuve tous les jours. Mais une fois écrite, qu’en faisons-nous ? Les historiens l’étudient et la recréent sous le regard du présent. Les hommes politiques la mettent souvent en avant pour en tirer profit. Jusqu’où va leur instrumentalisation /Dans ce numéro, nous trouvons un article sur La guerre des mémoires : choc des histoires, hantise du déclin, fantasme de la restauration d’un récit national accepté par tous : comment en est-on arrivé là ? se demande Vincent Martigny. L’hebdo fait la part belle à Laurence de Cock, membre du collectif Aggiornamento histoire-géographie, dans un entretien. Pour cette historienne, le manuel scolaire est un outil parmi d’autres... Elle rappelle les objectifs de l’enseignement de l’histoire depuis le 19ème siècle, ils n’ont pas beaucoup évolué : ... L’enseignement de l’histoire a trois finalités. D’abord une finalité civique : fabriquer des petits républicains. Ensuite, une finalité identitaire : former des petits Français. Enfin, une finalité intellectuelle : connaître l’histoire et préparer à un travail de recherche historique... D’autres points de vue sont développés comme celui de Jules Michelet (« La France est une personne ») ou « La guerre des récits n’a pas eu lieu », de Aude Lancelin, ou encore un grand entretien avec Patrick Boucheron, qui a dirigé Histoire mondiale de la France, ouvrage qui s’organise autour de 146 dates et réunit les contributions de plus d’une centaine d’universitaires.
► Pour en savoir plus : http://le 1hebdo.fr/
LA REVUE DU CRIEUR...
... vient de publier son sixième numéro. Nous y retrouvons Laurence de Cock dans une enquête sur Céline Alvarez ou le business pédagogique ! Phénomène médiatique de l’année 2016, l’expérience menée par Céline Alvarez durant trois ans dans une école primaire d’une banlieue populaire de Paris s’est faite sur la base d’un cocktail inédit de méthode Montessori et de neurosciences. L’enthousiasme suscité par son livre, Les Lois naturelles de l’enfant, tient au caractère spectaculaire des résultats affichés, avec des taux de réussite très élevés, y compris de manière précoce et chez des enfants peu favorisés. Mais, à y regarder de plus près, tout est loin d’être aussi rose. La « méthode », très gourmande en matériel et en encadrement, se révèle in-transposable dans un contexte scolaire plus large ; les prétendues « lois naturelles de l’enfant » relèvent d’un salmigondis mêlant sciences cognitives et philosophie new âge, mais d’où la pédagogie est à peu près absente ; et, surtout, l’expérience a servi de cheval de Troie aux appétits entrepreneuriaux qui se nourrissent des échecs de l’école publique pour tenter d’y mener un business au potentiel fort lucratif.
► Pour en savoir plus : httpd/www.revueducrieur.fr/index.html
N’AUTRE ECOLE QUESTIONS DE CLASSE(S)
Le tout prochain numéro de cette revue s’organisera autour du thème de l’esprit critique. Pour Jean-Michel Zakhartchouk, ce n’est pas si simple (en page 20). Jean-Louis Cordonnier propose la pédagogie du dérangement (en page 37) quand Alain Chevarin plaide pour que les élèves évaluent les cours (en page 41) ! Pour Catherine Ledrapier, elle défend l’idée en page 45 que c’est dès la maternelle que se joue la formation de l’esprit critique... Gilles d’Autan profite de la page 64 et des suivantes pour faire la critique de l’esprit critique. Voici une revue à déguster aveuglément !
► En savoir plus : http://www.questionsde-classes.org/7-Billet-de-Une-
ANNIE, VALERIE, TOM-TOM ET NANA...
Si l’on ne présente plus Tom-Tom et Nana tant leurs aventures ont été un succès, il n’en est pas toujours de même pour Annie, Valérie, Nicole et Zaza. Aujourd’hui, ce sont surtout elles que le Centre André François de Margny-lès-Compiègne a choisi de mettre en lumière dans cette rétrospective consacrée à l’œuvre de Bernadette Després. Christophe Meunier, commissaire de l’exposition, nous emmène à la rencontre de ces protagonistes témoins de leur époque, à la (re)découverte de personnages hauts en couleurs, débrouillards, sensibles et emplis d’humour tendre qui font la richesse et la singularité de l’œuvre de Bernadette Després, illustratrice ingénue qui, au travers d’albums, de bandes dessinées, de jeux et de constructions en papier aura créé un univers nouveau et captivant pour les jeunes lecteurs ; une figure épatante qui, depuis ses débuts à La Farandole en 1965 à la folle aventure de J’aime Lire (Bayard Presse) en 1977 et en passant par pas moins de dix-sept maisons d’éditions, aura marqué de manière considérable la littérature de jeunesse, comptant parmi ces auteurs qui, depuis Pierre L’Ébouriffé, ont élevé les bêtises des enfants au rang d’un art de vivre et de devenir.
L’exposition se tient du 25 avril au 26 août 2018 au Centre André François avec trois interventions de Christophe Meunier : ► 13 juin 19h : Nicole et les grands ensembles, sous les toits gris, la plage (conférence) ► 14 juin 14h30 : Bernadette Desprès au cœur du 68 des enfants (conférence) ► 8 juillet 14h20 : Rencontre-Dédicace (entretien de Bernadette Després avec Christophe Meunier)
► Tél. 03 44 36 3 1 59
contact@Kntreandrefrancois.fr
www.centreandrefrancois.fr
facebook : centreandrefrancois
JE DIS, TU PARLES, NOUS ÉCOUTONS:APPRENDRE AVEC L’ORAL
Le numéro 117 du Dossier de veille de l’Ifé (Institut Français de l’Éducation) s’intéresse à la maîtrise des compétences orales et des habilités de communication, maîtrise qui est un véritable instrument de pouvoir et d’ascension sociale. Ces compétences sont sélectives dans un grand nombre de domaines de la vie quotidienne et professionnelle et leur apprentissage est un enjeu déterminant pour l’égalité des chances. Les jeunes enfants apprennent à parler spontanément mais l’École est chargée de transmettre le « langage légitime », celui de la culture scolaire et des savoirs savants. Des recherches montrent que la source de l’échec scolaire serait langagière et que la réussite dans les apprentissages serait corrélée à la capacité à « bien parler » le français. Le lien entre difficultés scolaires et compétences linguistiques socialement déterminées se tisse dès les premiers apprentissages à l’école maternelle pour se renforcer au début de l’école élémentaire. Un des rôles de l’école est donc de permettre aux élèves de maîtriser des registres de langages adaptés aux situations et contextes auxquels ils sont confrontés. Pour mieux cerner les enjeux liés aux questions de l’oral à l’école, ce Dossier de veille s’intéressera aux relations entre le langage et la construction de la pensée, la façon dont l’expression orale conditionne les apprentissages et les enjeux liés à l’oral pour 1’adaptabilité sociale et la réussite scolaire. Esprit critique, es-tu là ?
► Pour en savoir plus : http://ife.ens-lyon.fr/vst/DA-Veille/117-avril-2017.pdf