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« Réactions à l’article du Monde du 18 mars 2019 »

Nicole PLÉE, et Vincent CLAUZEL

Encore un article qui oriente le sujet lecture vers la controverse des méthodes, avec la fameuse globale, au sujet de laquelle, sans l’avoir jamais analysée ni pratiquée, chaque éducateur a un avis, « globalement » négatif Est-ce qu’enfin un article sur la lecture pourrait interroger la multiplication des manuels qui depuis des années suivent les recommandations identiques de l’E.N. : la correspondance des sons et des lettres, et regarder les piètres résultats de la France aux évaluations PISA ?

Nicole PLÉE

L’approche « idéovisuelle » d’apprentissage de la lecture n’est pas une méthode globale, jean Foucambert, dans son premier livre « la manière d’être lecteur », a précisé ce que fait un lecteur expert quand il lit ; en quoi consiste l’acte de lire. Et il a mis en évidence que les activités proposées par les méthodes de lecture aux enfants de 6 ans en CP n’ont rien à voir avec l’activité conduite par le lecteur expert. Forts de ce constat, pendant 40 ans, les militants de l’AFF et jean Foucambert ont imaginé, décrit, défini et mis en place des situations d’apprentissage conduisant les enfants à faire ce que fait un lecteur expert pour lire : utiliser la voie directe. Cet apprentissage de la lecture, silencieuse, parle des relations entre l’œil et le cerveau : approche idéovisuelle. Son objectif, la lecturisation, est de conduire les élèves aux compétences d’un lecteur expert, le travail de toute une vie. Ce qui n’a rien à voir avec l’objectif des méthodes d’apprentissage initial de la lecture qu’elles soient globales, syllabiques, mixtes... qui est de conduire les élèves de CP à oraliser des textes en moins d’un an. Il n’y a donc pas là lieu à controverse et à querelle de méthodes, les objectifs sont si éloignés.

Vincent CLAUEZL
« Réactions à l’article du Monde du 18 mars 2019 »